Recyclage
Revalorisation des véhicules : une longueur d’avance
En parallèle, la réglementation a évolué. La directive européenne n° 2000/53/CE du 21 octobre 2000 relative à la construction des véhicules et au recyclage des véhicules hors d’usage (VHU) a été transposée en droit français en mai 2006. Deux responsabilités sont imposées aux constructeurs. La première porte sur la conception même des véhicules, celle-ci devant intégrer la possibilité de recycler les matières des pièces usagées à hauteur de 85 % jusqu’en 2015, puis de 95 % ensuite. Une approche déjà prise en compte par les maisons mères des cinq marques distribuées dans l’Hexagone. La seconde responsabilité concerne davantage VOLKSWAGEN Group France : elle oblige depuis le 1er janvier 2007 la reprise gratuite de tous les VHU des derniers détenteurs, qu’il s’agisse de l’État, de particuliers, d’entreprises, d’assureurs ou de réparateurs, par un centre de traitement agréé.
Bien que la traduction en droit national soit différente selon les pays, VOLKSWAGEN AG déploie dans ce domaine une stratégie commune fondée sur la contractualisation des relations avec les opérateurs de la filière, les démolisseurs et les broyeurs.
Une approche novatrice
Au sein de la filiale française, un spécialiste du recyclage a pour mission d’animer la mise en oeuvre de cette stratégie.
Le programme Charteco a ainsi été élargi aux démolisseurs et aux broyeurs, et un nouveau site Internet permet à tous les intervenants de la filière, y compris les réparateurs agréés, d’avoir une vision précise de leurs actions et de leurs résultats ainsi que leur importance dans la démarche globale (www.autoeco.com). Grâce à la liaison entre ce site et les différents logiciels en place chez les partenaires agréés, chaque VHU des cinq marques du Groupe peut de la sorte être identifié avec précision et être suivi de manière personnalisée jusqu’à sa destruction.
Un programme de formations et d’audits spécifiques a également été mis en place afin de renforcer la cohérence et l’efficacité des accords passés avec les broyeurs et les démolisseurs. Une approche novatrice, cette liaison avec les deux maillons complémentaires de la filière VHU ayant été une première en France.
Une économie des ressources naturelles
Concrètement, chez le distributeur, le client apportant un véhicule fait le choix de le déclarer, en présence du commercial, VHU ou VO (véhicule d’occasion). En cas d’un choix VHU, les documents complémentaires sont remplis avec le concours du partenaire agréé démolisseurs ou broyeurs.
Transmise immédiatement au collecteur de VHU via le site Internet, l’information entraîne l’enlèvement et l’entrée immédiate du véhicule dans la filière autorisée.
Les pièces et matériaux issus de la destruction des véhicules sont triés et dirigés vers les différentes filières de valorisation. Les plastiques dures, le caoutchouc, les textiles, le verre et les métaux sont destinés à remplacer les matières premières dans la fabrication de nombreux produits, remplaçant ainsi de précieuses ressources naturelles.
